L’oenotourisme est organisé et perçu de manière spécifique dans les différentes régions vitivinicoles du monde. La gastronomie et la vente de produits régionaux est partout le moyen le plus efficace pour développer cette activité. C’est ce qui ressort de la dernière étude conduite par le Réseau des Capitales de Grands Vignobles.

Les propriétés de la « Vieille Europe » et du « Nouveau Monde » ont développé des offres spécifiques pour promouvoir leurs services oenotouristiques. A Porto (Portugal) par exemple, les dégustations payantes sont un produit phare. Alors qu’à Mendoza (Argentine), les produits dérivés sont une des principales sources de revenus du tourisme vitivinicole.
Les visiteurs ont aussi des profils différents selon les régions. Florence en Toscane (Italie) accueille des touristes en majorité étrangers, tandis que Mayence/Rheinhessen en Allemagne profite d’une clientèle nationale.

La vente de vin : près de 50% du chiffre d’affaires
En moyenne, les régions vitivinicoles tirent un peu moins de la moitié de leurs ressources liées au tourisme via la vente directe de vin. A noter qu’à Bilbao (Espagne), Christchurch (Nouvelle Zélande) ou encore Bordeaux (France) près de 70% du chiffre d’affaires des propriétés provient de la vente de vin à l’issu des visites. Ailleurs, chaque vignoble complète ses revenus par des offres annexes : Cape Town propose pour sa part des prestations liées à l’événementiel et aux réceptions.

En termes d’attractivité, la gastronomie permet de développer la fréquentation dans les propriétés et génère des retombées économiques pour la région en général. La restauration est ainsi l’un des atouts majeurs de la région de Porto. Parmi les autres moteurs du succès : un site web performant ou des partenariats avec les Offices de Tourisme locaux.

Des touristes aux profils différents selon les pays
L’étude révèle également que le type de visiteurs accueillis varie selon les régions. Les propriétés vinicoles de Cape Town (Afrique du Sud) et de Christchurch attirent une clientèle plus jeune (- de 35 ans). Quant aux femmes, elles représentent 45% des clients sur l’ensemble des régions.
On remarque que les visiteurs dépensent davantage dans les vignobles de la « Vieille Europe » (Espagne, France, Allemagne, Italie) que dans ceux du « Nouveau Monde » (Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, Argentine,  Afrique du Sud). L’étude explique cette différence par le positionnement de l’offre : les propriétés européennes ciblent une clientèle plus restreinte et à fort pouvoir d’achat, celles du « Nouveau Monde » souhaitent attirer le plus grand nombre de visiteurs.

Bordeaux, ville oenotouristique par excellence
A Bordeaux, la vente de vin représente 67% des revenus oenotouristiques des propriétés, dernière l’hébergement à la propriété (12%) et les événements culturels. La ville arrive en tête du classement pour la dépense moyenne de l’oenotouriste : plus de 60 euros par visite. Un bon score également atteint à Florence et Mayence. Parmi les atouts majeurs de Bordeaux : la diversité des infrastructures de loisirs et la beauté naturelle de la région.

Détails sur http://greatwinecapitals.com